RAPPORT 2013


20-12-2013

Les défis relevés par PSK proviennent des difficultés auxquelles le travail sur terrain a été confronté. Les activités de la riposte au VIH et au SIDA sont une occasion où beaucoup de vérités sociales théoriquement établies dans les communautés africaines sont mises à dure épreuve notamment la solidarité, la joie de partager la vie en commun ; la sacralité de la vie ; la famille3 . C’est de la responsabilité des acteurs sociaux de faire redécouvrir ces valeurs pour redonner l’espérance vraie aux sansvoix, aux laissés-pour-compte et aux marginaux de notre société. En dehors des défis liés aux ressources financières, PSK est confronté surtout :

  • aux obstacles liés à la montée et à la persistance de la stigmatisation et au rejet des PvVIH dans la communauté;
  • à la déstructuration avancée du système de santé et des infrastructures sanitaires en R. D. Congo en général et en Province orientale en particulier ;
  • à la pauvreté et au dénuement de la quasi-totalité des personnes vivant avec le VIH et le SIDA ;
  • à l’ignorance des personnes, même celles instruites, des fondamentaux sur le VIH et le SIDA ;
  • aux messages contradictoires et confusionnistes mais attrayants transmis aux jeunes (l’absolu du Condom : « Vrai djo azalaka na yango/= le vrai mec est celui qui utilise le condom » versus « abstinence, fidélité et chasteté ») ;
  • aux problèmes liés aux capacités institutionnelles limitées de PSK
  • la détérioration complète des moyens de communications faute d’entretien et d’une politique d’amélioration des infrastructures élémentaires de communication comme les routes et les ponts.

Par ailleurs, Dans beaucoup d’endroits la peur de connaitre son statut, la honte et l’auto stigmatisation font que beaucoup des malades, pourtant éligibles au traitement, se cachent, souffrent en silence et meurent sans avoir jamais eu accès à une aide. Bien de personnes accèdent à la connaissance de leur statut au stade avancé du sida, ce qui souvent complique la prise en charge. Bien plus, l’expérience de PSK durant ces années nous fait croire que des campagnes de sensibilisation qui se limitent à ne compter que le nombre des dépistés s’arrêtent en chemin si elles ne se soucient pas de la garantie de confidentialité, du conseil, et surtout de l’aide médicale et du traitement une fois que la personne est testée positive. Les ruptures fréquentes des intrants pour les tests et des médicaments sont un grand défi à relever. L’angoisse face au rejet, à la stigmatisation d’une personne qui se découvre séropositive devrait être soigneusement accompagnée ; la garantie d’un appui même psychologique inconditionnel face à une nouvelle situation déchirante doit être assurée si nous voulons gagner le dernier round de la bataille contre le VIH.  

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